Welcome to Fabulous Circus à l’amphithéâtre de Martigny

Le collectif Welcome to Artlantis propose un premier événement organisé par Mégane et Vanessa Closuit qui explore les méandres des forces féminines dans l’amphithéâtre de Martigny du 9 au 11 septembre prochains.

Welcome to Fabulous Circus, est né d’une vision, d’un désir de créer en grand, d’une envie de partager notre art, de collaborer avec d’autres personnes et d’ouvrir notre horizon. « Pour cela, nous avons mis en place le collectif Welcome to Artlantis », expliquent Mégane et Vanessa Closuit. « Notre but étant de mettre en lien les gens à travers l’art, véhiculer des messages spécifiques sur des thématiques qui nous touchent, comme pour cette exposition, le féminin. Il est important pour nous de nous adresser à touxtes les personnes et pas seulement aux femmes. Nous croyons aux forces féminines que chacun.e.x porte en lui. Si touxtes les personnes reconnaissaient cette part de féminin en elles, les rapports entre les êtres humains seraient bien différents. »

www.martigny.com/fr/evenements/

Cette exposition dévoile en effet les forces féminines de tout un chacun.e.x, elle invite le public à se questionner et à se laisser porter par les différentes énergies. Véritable immersion ou tous les sens sont en éveils. La notion de la participation active étant importante pour elles, le public a la possibilité d’interagir avec les sculptures à travers leur histoire et participer à une œuvre collective afin de laisser aussi sa trace dans l’arène. « Cet évènement est une manière de montrer que nous pouvons touxtes accomplir nos rêves peu importe le parcours emprunté. Tout est possible, si on le désir profondément. La création est un véritable acte de guérison, un acte de reliance à soi et aux autres, elle nous permet de nous mettre en lien avec le mystère de la vie. Ensemble nous sommes plus fort et ensemble nous pouvons créer en grand dans le fabuleux cirque de la vie. »

MÉGANE CLOSUIT

Origine / Danse

Un voyage périlleux
Passages ritualisés, acte symbolique
Un corps désacralisé, mémoires brulantes, charges accablantes, cicatrices qui perdurent
Le corps à son état pur
Un corps brimé
Faire face à nos ombres, profondeur, chaleur brulante
Mise en lumière, face cachée, voilée
Mon corps s’est mis à pleurer, mes yeux à crier
Ma peau démange, impatience
Retrouver cette lumière, merveilleuse couleur de l’amour Guérir mes blessures
Faire face à la vie
Apprendre à se connaitre, renaitre
Plusieurs facettes sommeillent en moi
Assumer de les montrer
Honorer ses énergies
Briller
Retrouver l’unité
Le féminin
Le masculin
La paix, l’amour, pour toujours

La musique a été créée en collaboration avec les musiciens Jorge Nascimento et Stav Cohen.

TÉRENCE CARRON

La panthère d’eau douce/ Performance corporelle

Au-delà de nos apparences et de nos origines, que reste-t-il de nous? Enlever les couches, naître à nouveau. La panthère d’eau douce est une performance corporelle d’une personne qui essaie de trouver une place ici ou ailleurs.


Je ne sais pas ce qui se cache
Peut-être ici ou ailleurs, autre part Quelque chose à trouver ou à laisser vivre Tranquilliser ou s’enliser? Harmoniser

VANESSA CLOSUIT

Artiste multidisciplinaire

Sept sculptures, des formes, des matières, des couleurs, mes histoires qui se mélangent, qui tracent un hexagramme, l’union des forces féminines et masculines. Des morceaux de moi, fragmentés comme une mosaïque.

JOHANNE CLOSUIT

Installation sonore et fantômes

Chaque souvenir que j’ai abandonné derrière moi, ceux que j’ai voulu voir sous mes yeux, ceux qui doivent disparaître, des souvenirs qui n’ap- partiennent plus, des souvenirs qui s’effacent, d’autres qui s’imprègnent, des souvenirs comme des fantômes, juste un peu d’eau dans ma mé- moire pour qu’ils me hantent une dernière fois.

COLLECTIF FOULLES

Sans-titre ou cent-titre/ Danse

Délia Krayenbühl (elle/she), Auguste de Boursetty (il/elle/they) Collin Cabanis (il/he/they), Fabio Zoppelli (il/he)
Emma Saba (elle/she/they)

Sans-titre ou cent-titre est une performance qui redonne vie à des bouts de recherches qui avaient été abandonnés dans les formes finales des précédents travaux du collectif, à ces mouvements et imaginaires que l’on avait pour certains oublié. Sans-titre ou cent-titre recycle, réin- voque, sans dramaturgie, sans chronologie, sans linéarité, de manière insensée et sensible.

Descriptif du protocole:

Sans-titre ou cent-titre vous invite à trouver un titre qui créera la per- formance que vous allez voir. Pour cela, rien de plus simple : Choisissez entre un et trois mots dans la liste qui vous sera proposée. Ces mots sont reliés à des éléments chorégraphiques imaginés par le collectif à partir d’images de l’iconographie médiévale, d’histoires de saintxes médiévaux, de discussions et de blagues.

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Assemblez ces mots comme vous le souhaitez pour créer votre titre. Ne craignez pas la simplicité : juste un mot ou deux avec une liaison feront un titre admirable ! L’extravagance est aussi une forte grande qualité : questions, affirmations, phrases à rallonge feront peut-être un titre mémorable !

Écrivez votre titre sur une des longues bandes de papiers à l’aide des marqueurs disponibles
Donnez le titre à unxe des performeur.ses.x puis laissez-vous guider dans l’espace où sera jouée la performance que vous venez de créer.

ELISE TAIANA

A l’ombre du doute/Théâtre

Écriture et jeu: Elise Taiana
Musique, composition et jeu: Samuel Sierro Œil extérieur et jeu: Aline Fournier

« Puisque de là nous sommes partis et qu’ici nous reviendrons, la mu- sique éveillera nos sombres heures. A la lueur des matins sans pareil. »

Ici on se cache dans une vie désertique. Cléo est obnubilée par l’absence de sa sœur Lena. Elle en devient l’ombre de son corps. C’est vrai qu’elle aimerait bien réussir à traverser la rue sans tirer tout ça. Mais l’autre trottoir, c’est loin. Comme desséchée, on regarde les nuages. Rien n’est plus comme avant. Lena a pris le large, tendue sa voile sans même se retourner. On ne veut pas montrer ce qu’il y a dedans. Alors que Cléo est tranquille à tourner en rond, Haku la provoque. Il ne peut plus la voir s’embourber dans du vide. Même les masques vivants de couleur viennent toquer à la porte et Cléo les renvoie. C’est peut-être un lien absolu, mais complètement impalpable qui la coupe de la réalité. Il

faut verser de la vie dans sa vie pour affronter le rien. Sinon on regarde passer tous les trains sans élan.

Ici on essaie aussi de trouver un langage commun, à se lier et ne pas lâcher malgré les créatures qui grondent. Ici, le doute ne nous invite pas dans l’esprit de l’autre. Alors dans l’ombre on s’invente les plus vieilles histoires qui nous retiennent comme des ficelles. Mais le corps, lui, essaie quand même. Maladroit, mais réactif. Bien plus sauvage que les esprits domestiqués. On cherche à sentir, percevoir autrement. Là où il y a des solitudes complices.

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