Le Panier Gourmand se déplace

Les petits commerces d’alimentation se réorganisent face à la crise: entre mesures d’hygiène à respecter et livraisons à mettre sur pied, le travail supplémentaire est de mise! Nous avons suivi Marika Roduit, en route hier pour livrer les produits de sa maman Christine Carron, qui tient le Panier Gourmand à Martigny-Croix.

Si certains cherchent des occupations à leurs journées, d’autres comme Marika et Christine Carron, n’ont pas besoin de suggestions d’activités : avec la tenue de leur petite épicerie à Martigny-Croix, elles ont fort à faire en cette période de pandémie. Le magasin alimentaire resté ouvert, elles doivent assurer les heures d’ouverture normales, auxquelles s’ajoutent de sérieuses mesures d’hygiène à respecter et un planning de livraisons mis sur pied « levé » :  «  Les gens nous font des commandes que nous livrons à domicile. » Dans le soleil du printemps naissant, porteur de promesses incertaines et de souffrances inattendues, Marika placent les cartons dans le coffre de sa voiture : «  Je pars pour deux livraisons en ville de Martigny. Ce sont principalement des personnes âgées qui nous contactent. Moi j’assure ce service, une employée tient le magasin avec maman qui doit aussi préparer les bocaux et les conserves qu’elle fait maison. »

En attendant la causette…

Si les produits savoureux, les bocaux de toutes les couleurs et les préparations maison de Christine ornent toujours les étals du Panier Gourmand, l’ambiance n’est plus à la causette d’antan fort prisée des gens du coin : « On échange quelques mots, stupéfaits par la situation. Les clients rentrent les uns après les autres, choisissent et repartent. »  La gaieté traditionnelle a quelque peu délaissé ces lieux si chaleureux qui attendent de retrouver leur vocation de partage : «  Les gens viennent aussi chez nous pour discuter. Il va falloir patienter avant de papoter à nouveau comme avant. » Ou à distance, comme lorsque Marika sonne à la porte des gens auxquels elles apportent les courses : «  Ils sont heureux de nous voir arriver, sans toutefois s’approcher. Ils sont surtout satisfaits de constater que je porte un masque. » Marika repart le cœur léger, heureuse de pouvoir continuer à travailler « même si cela fait peur » et que les gens soutiennent les petits commerces comme le leur : «  Ils disent qu’ils vont plus soutenir les commerçants locaux, j’espère que ces bonnes intentions tiendront passé le cap de la crise », sourit Marika, avec le désir d’une vraie prise de conscience de tout le monde…

Romy Moret 

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