Mathis Vouilloz, dans la roue de son destin sportif

Membre du Vélo Club Excelsior, le jeune cycliste Mathis Vouilloz organise sa vie en fonction du sport qu’il adore et auquel il s’adonne sans compter. Epaulé par sa famille et en particulier par son papa, il mène de front ses études au Collège Saint-Maurice et un planning bien rempli par ses entraînements, camps et courses. Nous l’avons suivi lors de trois activités emblématiques de sa préparation ( entraînement sur piste à l’UCI, entraînement sur route à Martigny et test à l’effort à la SUVA), mettant en évidence la volonté de ce jeune sportif volontaire, adoucie par une pointe de décontraction.

Assidu et épris d’un sport qui demande beaucoup de discipline, Mathis Vouilloz maîtrise son planning millimétré entre le Collège Saint-Maurice et le vélo, sans toutefois  « se prendre la tête » : le sport est pour lui une évidence, soignée par une belle solidarité familiale, au bout de laquelle il vise la performance mais pimentée par le plaisir. ” Je tente le coup”, résume Mathis en haussant les épaules, conscient des difficultés qui l’attendent : “C’est un sport très exigeant…mais j’aime ça. Je donne ce que je peux, sans en faire une maladie si ça ne se passe pas comme prévu.” Déterminé, Mathis n’en demeure pas moins décontracté: ” Je fais ce qu’il y a à faire sans me mettre trop de pression.”

Planning familial!

Mis sur la voie par un papa sportif adepte de vélo sur route, le jeune Martignerain de 15 ans peut compter sur l’appui inconditionnel de sa famille qui organise une grande partie de son temps autour de son champion: « Ce n’est pas un sacrifice, c’est un mode de vie », explique Eric Vouilloz , qui le suit et le soutient étroitement en précisant toutefois: « Nous ne le forçons pas, il a du plaisir et tant qu’il en aura, nous l’aiderons. » Une véritable école de vie pour le jeune homme, orchestrée par une organisation adhock, « comme sur des roulettes » : « Tout est organisé en fonction de ses entraînements et de ses courses », renchérissent la maman Laurence et la petite soeur Maëlle: « Nous savons qu’actuellement nous plaçons beaucoup d’énergie pour l’aider dans cette activité, mais le sport est un bon élément dans la vie d’un ado, après l’école bien sûr”, sourit Eric avant de conclure son analyse : “Pour l’instant, c’est ainsi, pour la suite, il verra. Il n’aura du coup rien à regretter. »

Belle complicité

Souvent seul, parfois en groupe ou avec son papa, Mathis s’entraîne presque tous les jours. « Il faut beaucoup de motivation, mais c’est son point fort », commente Eric qui partage avec son fils une très grande complicité : « Nous passons énormément de temps ensemble, c’est génial, ça renforce les liens. » Même son de cloche du côté de Mathis qui se repose beaucoup sur son papa, notamment pour les conseils, les déplacements et la mécanique : « Il m’accompagne, m’aide et surtout, il me soutient. Sa présence et ses encouragements me sont essentiels. »

S’entraîner avec patience

En deuxième année U17, Mathis fera partie cette année des plus « âgés » de la catégorie : « J’ai plus de chances d’obtenir de bons résultats. » Pratiquant le VTT également- afin de compléter de manière polyvalente l’entraînement-, il a notamment récolté les résultats suivants ces deux dernières années: champion valaisan VTT en 2018 et 2019, champion valaisan de contre la montre en 2018, 1er au classement du IAM Challenge Junior U15 en 2018, sélectionné en équipe nationale U 17. Amené à rouler dans toute la Suisse pour participer aux courses régionales et nationales, Mathis doit toutefois ronger son frein en ces temps perturbés par le coronavirus : « Normalement, j’aurais dû faire déjà quelques courses de début de saison, de préparation, en vue des courses nationales avec l’équipe romande. Je me prépare donc tout seul, selon le planning préparé par Arnaud Rapillard, mon entraîneur, en collaboration avec la Fédération valaisanne de cyclisme». Il patiente donc tout en s’entraînant non sans lorgner vers le futur: « En fonction de mes résultats, je serai peut-être sélectionné pour des courses à l’étranger. »

Romy Moret

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