Il l’a fait !

Joachim Oreiller s’est jeté à l’eau le 30 juin dernier en faveur de Moi pour Toit: en traversant le lac Léman à la nage, de Vidy-Lausanne à Amphion-Evian soit 16, 560 kilomètres, le Contheysan d’origine colombienne a récolté 10’000 francs pour les enfants colombiens de la Fondation.

Il aura fallu 7h52 de nage à Joachim pour traverser le lac Léman.

Joachim Oreiller a mouillé son maillot pour Moi pour Toit. Il a réussi en effet son pari un peu fou de traverser le lac Léman! Il avait affirmé qu’il irait au bout de son défi et il l’a fait. 7h52 d’effort. Chapeau. Entraîné comme un sportif d’élite, alignant les longueurs et entraînements en piscine et dans les lacs, mouillant son maillot également hors des bassins, le jeune homme a prouvé sa ténacité et sa persévérance. Reporté dans un premier temps en raison de conditions défavorables, le défi devait avoir lieu le 11 mai. Il a pu être réalisé le 30 juin pour le plus grand bonheur de Joachim, qui n’envisageait pas une seconde de passer à côté de son engagement. Perfectionniste, il a mis beaucoup d’énergie également dans la mise sur pied de l’événement qui a nécessité une certaine infrastructure, si l’on pense au bateau qui l’a suivi, le service d’ambulance à disposition, le ravitaillement, les demandes d’autorisation, la recherche de fonds.

-Comment as-tu vécu physiquement cette traversée?

J’étais impatient d’y être, et en même temps un peu nerveux. Je savais que ma forme physique du moment n’était pas aussi optimale que celle du 30 mai dernier après six mois de préparation. Malgré cela, tout s’est très bien passé. Jusqu’au 10ème kilomètre, je me sentais bien et dans un bon rythme: les ravitaillements chaque trente minutes m’ont beaucoup aidé. Ensuite, c’est devenu plus difficile, car j’ai dû affronter des courants contraires et la fatigue.

-Et émotionnellement?

Après six heures de nage, je suis passé par pas mal d’états: énervé, fatigué, puis à nouveau motivé… Et puis l’arrivée avec tout mon entourage, ma famille, mes amis, c’était incroyablement fort! une émotion intense! je n’avais jamais vécu ça auparavant. L’impression d’avoir vaincu l’Everest, mon Everest !

– Selon toi, le combat n’est pas fini…quels sont tes futurs projets?

Ce n’est pas fini, dans le sens que la Fondation se bat tout les jours ici et là-bas, sur place, pour trouver quotidiennement des fonds qui en garantissent la survie. J’ai déjà en tête un autre défi toujours en faveur de la Fondation: j’aimerais gravir un sommet assez important sur un autre continent… Pour le moment, cela va rester secret.

Bel accueil et beaucoup d’émotion à l’arrivée à Amphion-Evian.

Romy Moret

Infos sur http://www.moipourtoit.org

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