Chantal Clausen: une discipline en béton

Rencontre musclée avec Chantal Clausen : à l’Activ Fitness de Sion, nous avons assisté à une séance d’entraînement de la Saxonintze, éprise de bodybuilding depuis son plus jeune âge et dont elle est adepte inconditionnelle à présent. Malgré une morphologie fluette qui ne la destinait pas à cette activité, elle a forcé le destin, agrippée à un caractère aussi solide que son corps galbé qu’elle exhibera en novembre au concours de Miss Univers. 

Chantal Clausen connaît le prix à payer pour maintenir son corps dans les meilleures dispositions : en artisane du muscle, elle sculpte les siens l’un après l’autre suivant les règles strictes de la discipline sportive qui l’attire depuis toujours : le body building. « Enfant déjà, j’aimais regarder à la télé ces corps de filles super travaillés. » Le travail justement, le maître mot. Couplé à une dose infinie de régularité. Paramètres sans lesquels, il est inutile d’envisager rivaliser dans la catégorie « miss shape » dans laquelle concourt Chantal. « J’ai une morphologie très maigre à la base, ce fut un réel défi de parvenir à modeler mon corps tel qu’il l’est aujourd’hui. » Très loin d’un loisir fantaisiste, le body building s’apparente plutôt à un mode de vie, mis en pratique au quotidien depuis 2011: « Je fais quatre entraînements par semaine à l’aide d’un coach qui m’épaule aussi au niveau de la nourriture.» 

« J’aimerais que les gens parviennent à avoir une image positive de la musculation au féminin, qu’ils aient conscience du travail immense que la discipline implique et que ce n’est pas qu’un petit caprice, qu’un loisir fantaisiste. »

Chantal Clausen

Une discipline de fer

Chantal use d’une volonté démesurée qui tranche avec le calme de sa personnalité : « J’ai un caractère très affirmé, même s’il se cache derrière une apparence tranquille. » Un mental d’acier qui va de pair avec son outil de travail. « Il en faut de la détermination pour se soumettre à ce programme. » Sur ses bras, son torse et ses cuisses, des tatouages qui lui rappellent sans cesse la trajectoire à suivre et font écho à sa nature gourmande : des signaux colorés en forme de brocolis, cuisse de poulet, pâtisserie ou gâteau répartis sur son bras droit et gauche : « Il y a les aliments interdits et ceux autorisés. » Si elle suit un régime toute l’année, ce dernier s’intensifie en vue des concours : «  Je passe par deux étapes : celle tout d’abord de la prise de masse, puis quatre mois avant le concours par la procédure de sèche qui implique un régime alimentaire strict qui tourne autour des légumes, de la viande, des œufs afin de «  se protéiner » : on a tout le temps faim », admet-elle en précisant qu’en tant qu’ancienne « fêtarde gourmande », elle évite au maximum les écarts qui la mettent «  pas bien dans la tête. »

L’un des points forts de Chantal : sa présence lumineuse sur scène : « Je travaille énormément la manière de poser et ma présentation. » 

Objectif : miss univers  

En novembre, Chantal s’attaque à un gros morceau : le concours de miss Univers qui est l’un des championnats les plus relevés après les suisses et les mondiaux : «  Je dois tout d’abord me qualifier. » Un objectif sous la forme d’un nouveau challenge pour Chantal : «  J’adore ça, c’est ce qui me motive. J’ai déjà participé aux championnats suisses et d’Europe, aussi à pas mal de concours open, maintenant je tente le niveau supérieur ! »  Le rêve devenu réalité en 2015 lors de son premier concours-des championnats suisses-, Chantal poursuit sa quête d’émotions sur scène : « C’est incroyable de se montrer, ce n’est pas si anodin : il faut parvenir à montrer le meilleur de soi-même, en répétant les poses, la manière de bouger, la présence scénique, le sourire. »

Romy Moret 

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