Elections cantonales : des femmes engagées pour le district d’Entremont

Les élections du mois de mars voient plusieurs femmes se présenter sur les différentes listes à la députation et la suppléance de notre canton. En cette année du 50ème anniversaire du suffrage féminin en Suisse, nous avons choisi de poser nos questions à quatre d’entre elles dans le district d’Entremont : Malvine Moulin de Val de Bagnes, candidate (PDC) à la députation, Martine Tristan de Val de Bagnes, candidate (PLR) à la députation, Roxanne di Blasi d’Orsières, candidate (Entremont Autrement) à la suppléance et Christiane Cipolla de Sembrancher candidate (Les Verts) à la députation.

MALVINE MOULIN, 44 ans, gestionnaire en tourisme

-Qu’est-ce qui vous a poussée à faire de la politique ?

J’aime être dans l’action. Je travaille depuis plus de 20 ans dans le tourisme qui est régulièrement concerné et impacté par des décisions politiques. Dans un canton touristique comme le Valais je pense qu’il est important de travailler avec des élus qui connaissent le terrain.

-Qu’est-ce qui vous motive à vous présenter actuellement à la députation ?

C’est dans le contexte de notre nouvelle commune Val de Bagnes que j’ai eu envie de me lancer dans un nouveau projet. Durant mon parcours professionnel j’ai connu de nombreuses personnalités intéressantes et engagées au niveau régional, cantonal ou fédéral. J’ai envie de suivre leur trace et d’encourager nos citoyens à aller voter.

-Si vous ne deviez citer qu’un engagement majeur qui vous tient à cœur ?

Depuis mes années au collège à Brigue je m’intéresse au bon fonctionnement de l’économie de notre pays. C’est pourquoi je m’engage pour contribuer à un développement responsable de notre région, le tourisme et la mobilité y sont des enjeux importants.

-Vos principales valeurs ?

Le respect, l’égalité, la persévérance et le courage

-Quels sont les grands enjeux du district d’Entremont et du canton ?

Contribuer à la transition énergétique, élargir les saisons touristiques, développer un réseau de mobilité qui réponde aux besoins des habitants et vacanciers, vulgariser nos pôles d’innovation pour nos jeunes, soutenir nos PME et entrepreneurs, mais aussi pérenniser notre agriculture et viticulture de montagne.

-Quelles sont les principales préoccupations que vous allez défendre si vous êtes élue ?

J’aimerais défendre le développement responsable de nos régions de montagne, en particulier en lien avec le tourisme et la mobilité. Pourquoi ne penserions-nous pas toute notre région en termes d’e-bike par exemple ? Avec 95% de nos hébergements labellisés bike, l’adaptation de nos infrastructures et des habitants encouragés à se rendre au travail à vélo 6 mois sur 12?

-Quelle est votre définition de la nouvelle commune Val de Bagnes ?

Val de Bagnes et l’Entremont, c’est une région que je vis, j’aime y habiter, y travailler et m’y ressourcer avec ma famille. Sa qualité de vie et son ouverture sur le monde me stimulent.

Ma vision 2030 ? Je souhaite que notre région valorise ses ressources sportives, touristiques, environnementales, culturelles et architecturales de manière responsable. Qu’elle y détienne une position de leader et qu’elle réussisse avec le soutien de tous ses habitants, partenaires et élus à maîtriser sa notoriété.

-Quels sont les passions qui vous animent ?

J’aime les nouveautés et je suis fascinée par la nature et le design. Pour me ressourcer j’adore écouter de la musique, admirer un rayon de soleil ou me plonger dans un polar scandinave ou un livre comme celui de Michelle Obama.

-Les qualités et la personnalité de Malvine Moulin ?

Mes proches me décrivent comme constructive, organisée et bienveillante. Je suis sortie de ma zone de confort assez jeune en raison d’une opération du dos. Depuis, j’ai appris à toujours voir le bon côté des choses.

Ce sont mes activités me guident vers la politique et non l’inverse. C’est mon état d’esprit et le chemin que je veux suivre aux côtés de mes colistières et colistiers du PDC Entremont (listes 3).

ROXANNE DI BLASI, 27 ans, animatrice socio-culturelle

-Qu’est-ce qui vous a poussée à faire de la politique ?

J’ai eu l’immense chance de grandir dans une famille ouverte au monde et à ses enjeux. Depuis toute petite ma voix a toujours eu autant de valeur que celle des adultes. On m’a appris à me construire mes propres opinions et vérifier mes sources en ayant jamais peur d’aller à la rencontre de l’autre pour comprendre sa réalité et son point de vue pour nourrir le mien. J’ai aussi la grande chance de grandir dans une famille où les femmes ont toujours eu leur place légitime au sein des débats de société. Par mes grands-mères me vient l’exemple de pouvoir s’engager, donner son avis et le défendre qu’importe la personne en face. Par mes grands-pères me vient la force de mes racines, puissamment ancrées sans pour autant dénigrer celle de l’autre. Par mes parents me vient la bienveillance, l’ouverture au monde mais aussi la curiosité et l’intérêt pour l’humain, la culture et l’agriculture.

Puis adulte, je me suis engagée avec Entremont Autrement puisque pour moi, aujourd’hui et sur mon district, c’est le mouvement qui correspond à mes valeurs d’ouverture, de transparence et de respect. De plus, son fonctionnement me plait énormément, il regroupe des personnes très différentes sous les mêmes idées principales tout en laissant à chaque personnalité le droit d’expression et d’opinion qu’il souhaite.

-Qu’est-ce qui vous motive à vous présenter actuellement à la suppléance?

De manière générale, offrir au canton plus de représentativité. Je suis une femme, jeune, maman, je n’ai rien à prouver, juste envie de porter la voix de toutes et tous plus haut car le défi me plait et l’ambition que la politique soit plus en lien avec la « vraie vie des gens » vaut la peine que l’on s’engage.

-Si vous ne deviez citer qu’un engagement majeur qui vous tient à cœur ?

Porter la parole et les préoccupations de celles et ceux que l’on n’entend pas en politique. Par mon métier d’animatrice socioculturelle, j’ai la chance d’être interlocutrice et témoin des vraies réalités actuelles du plus grand nombre. Enfants, jeunes, familles ou seniors : mon travail m’offre un lien direct et précieux avec celles et ceux que l’on ne voit jamais en politique. Mais aussi par ma personnalité simple, à l’écoute et proche des « vraies » gens du district.

-Vos principales valeurs ?

Action, respect, ouverture et bienveillance

-Quels sont les grands enjeux du district d’Entremont et du canton ?

La situation sanitaire actuelle regroupe à mon avis toute une série des plus grands enjeux actuels. Elle s’est révélée être un vrai défi dont nous ne mesurons pas encore toutes les conséquences. Cependant, j’ai conscience de l’immense chance de la vivre chez nous, dans ce cadre et cet environnement. Ce chamboulement offre des possibilités pour une société plus solidaire, plus respectueuse et qui ne laisserait personne au bord de la route.

Un second enjeu important pour moi sur le district serait d’avoir une vraie politique qui visent à offrir aux jeunes locaux toutes les possibilités pour rester y vivre. Ils sont l’avenir, l’innovation et l’intelligence collective afin d’amener au district toutes les clefs pour répondre aux enjeux futurs.

-Quelles sont les principales préoccupations que vous allez défendre si vous êtes élue ?

Une agriculture de montagne entendue et soutenue. À la suite de la révision partielle de la loi sur la chasse, les agricultrices et agriculteurs de notre région ont enfin pu partager leurs réalités et leurs besoins au grand public. Bien que cette révision n’ait malheureusement pas lieu, je souhaite m’engager à ce que leur voix et leurs préoccupations ne restent pas ignorées.

Un tourisme quatre saisons diversifié et astucieux. La destination Pays du Saint-Bernard est un excellent exemple d’un tourisme estival qui fonctionne. Les enjeux futurs seront à la fois de développer, de manière intelligent en complémentarité avec les forces voisines, les activités existantes tout en préservant nos ressources naturelles mais également de développer l’offre actuelle et de permettre aux autres possibilités d’avoir autant de visibilité et de rayonnement que nos pistes de ski.

Une politique santé-sociale pertinente et innovante. La crise sanitaire actuelle mais également le boom des seniors qui nous attend nous demande dès aujourd’hui de penser une politique solide et humaine.

-Quels sont les passions qui vous animent ?

Je pratique le yoga et j’aime beaucoup le ski et la randonnée. J’aime aussi le théâtre et j’ai la chance de faire partie de la troupe valaisanne de théâtre participatif, Silex. Mais de manière générale, je suis passionnée par l’humain. J’aime rencontrer de nouvelles personnes, discuter avec des passionnés qu’importe le sujet ou se serrer encore sur un banc pour faire plus de place autour d’une table.

-Les qualités et la personnalité de Roxanne di Blasi ?

Je pense pouvoir me définir comme quelqu’un de pétillant et bienveillant. J’aime m’intéresser sincèrement aux personnes que je rencontre et suis souvent « inrentrable » d’ailleurs, tellement j’aime discuter, échanger, débattre et apprendre des autres. Je suis également quelqu’un de très engagé et prendre position ne me fait pas peur.

CHRISTIANE CIPOLLA, 63 ans, professeur et thérapeute, pré-retraitée.

-Qu’est-ce qui vous a poussée à faire de la politique ?

Je me suis toujours intéressée à la vie sociale et politique. Faire de la politique est une façon de connaître de l’intérieur les ressources et le potentiel d’évolution de ma  région.  Je peux ainsi m’engager de façon responsable et active, ce qui me correspond bien.

-Qu’est-ce qui vous motive à vous présenter actuellement à la députation ?

Représenter Entremont au niveau valaisan me motive car c’est une région dynamique, à fort potentiel. Comme région de montagne et vallée latérale, elle se développe bien tant du point de vue touristique, qu’industriel et énergétique. Mais elle peut encore faire mieux : profiter de la dynamique cantonale, à venir ou actuelle,  par l’efficience de la mobilité et les innovations, par exemple,

– participer à la politique durable du Valais par sa créativité avérée notamment dans le tourisme doux et les énergies renouvelables,                      

-Entremont est aussi au coeur des relations transfrontalières valaisannes avec ses deux pays limitrophes.

-Si vous ne deviez citer qu’un engagement majeur qui vous tient à cœur ?

Tout faire pour garder des emplois en Entremont :

-attirer des start-up en vallée latérale,

-soutenir les entreprises  locales par le développement de coopératives de consommateurs,

-soutenir les entreprises de la région en lien avec le développement durable tant dans le domaines des énergies, que du tourisme ou de l’agriculture,

-attirer et faciliter le nomadisme numérique et le télétravail en lien avec une qualité de vie, dans les loisirs et  la santé, dynamique et créative.

-Vos principales valeurs ?

Cohérence et vision avec une politique responsable et durable.

Mise en commun des ressources avec une communication et une collaboration constructives au-delà des clivages politiques et des intérêts économiques dominants. En un mot : Etre avec et au service de l’humain et des populations de la région et du Valais.

-Quels sont les grands enjeux du district d’Entremont et du canton ?

Les transitions.

-Vers un tourisme durable et annuel.

-Vers un approvisionnement énergétique local et renouvelable.

-Vers un engagement fort pour une mobilité douce et efficiente jusque dans les fonds de vallée tant pour les locaux, que pour le tourisme.

-Vers une actualisation culturelle visant l’adhésion de la population aux transitions et une cohésion sociale inclusive des entrepreneurs innovants, des télétravailleurs, des retraités  de l’extérieur du Valais, des jeunes en formation et des personnes qui décrochent socialement.

-Quelles sont les principaux thèmes que vous allez défendre si vous êtes élue ?

Les thèmes cités plus haut en lien avec mes valeurs. Mais je veux rester ouverte aux idées et aux propositions constructives venant de tout bord.

-Quelle est votre définition de la nouvelle commune Val de Bagnes ?

Un territoire immense avec un pôle sur Verbier mais pas que. Un défi en soi pour garder l’attraction de Verbier et y intégrer les ressources de toute la région. Gérer l’enthousiasme du développement exceptionnel de cette région en gardant la tête froide et surtout l’équilibre et l’éthique dans les décisions de développement. De la sagesse en somme.

-Quels sont les passions qui vous animent ?

J’aime la nature et les relations humaines. Je les pratique dans des partages conviviaux avec des amis et des proches, d’âges très divers, autour du jardin, de l’art, des randonnées, du bien-être  et des projets en lien avec nos valeurs.

-Les qualités et la personnalité de Christiane Cipolla ?

Ouverture, écoute, dynamisme. J’ai une personnalité forte.

MARTINE TRISTAN, 55 ans, infirmière

-Qu’est-ce qui vous a poussée à faire de la politique ?

J’ai toujours eu envie de participer en tant que citoyenne. J’ai commencé assez tard (33 ans) au moment où le PLR de Martigny était à la recherche de candidats au CG ; à ce moment-là j’avais eu mes 3 enfants et je travaillais à un petit pourcentage, ce qui me laissait du temps pour la politique. Donc en résumé, c’est une concordance entre mes envies de citoyenne et ma vie familiale.

-Qu’est-ce qui vous motive à vous présenter actuellement à la députation ?

Je suis députée-suppléante depuis 4 ans ; j’aime beaucoup ce mandat, mais je trouve qu’il manque aux suppléants la possibilité de s’impliquer dans le travail des commissions. Le travail de préparation des sessions est par contre le même. C’est pour cette raison que je me sens bien pour briguer une place de députée, car les rouages du parlement me sont maintenant connus. Et en déménageant, je ne me voyais pas arrêter complètement la politique ; quand j’ai été élue au CG à Val de Bagnes, j’ai tout de suite montré mon intérêt à la section du PLR et c’est ainsi que je me retrouve candidate à la députation. Je pense que ma force de travail et mon énergie, ainsi que le fait que j’ai déposé un certain nombre d’interventions, sont un plus pour le PLR VdB.

-Si vous ne deviez citer qu’un engagement majeur qui vous tient à cœur ?

Mon poste de directrice de la coordination régionale de Martigny et du CMS de Martigny

-Vos principales valeurs ?

Engagement, travail, responsabilité, fiabilité

-Quels sont les grands enjeux du district d’Entremont et du canton ?

Réussir une transition écologique sans porter atteinte à notre tissu économique, réussir la négociation du retour des concessions, réussir la transformation de notre tourisme, freiner l’exode rural des petits villages, valoriser nos forêts et notre bois comme matière première…

-Quelles sont les principaux thèmes que vous allez défendre si vous êtes élue ?

Des transports en commun plus nombreux vers les villages plus reculés afin que jeunes et aînés puissent continuer à y vivre.

La valorisation de nos forêts ; partenariats public/privé pour l’exploitation du bois

Un allégement fiscal pour les entreprises formatrices

Un allègement de la bureaucratie dans tous les secteurs

-Quelle est votre définition de la nouvelle commune Val de Bagnes ?

Une très grande commune qui se donne les moyens de ses ambitions et qui n’a pas peur d’aller de l’avant ; qui sait que Verbier est son meilleur atout mais pas que…

-Quels sont les passions qui vous animent ?

La politique, les débats d’idées

La montagne, la randonnée et la nature

La décoration

-Les qualités et la personnalité de Martine Tristan ?

Energique, entreprenante, souriante, à l’écoute et dont la devise est « carpe diem »

Propos recueillis par Romy Moret

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