Edith Bruchez, messagère de l’au-delà

Les expériences foisonnantes qui ont jalonné la vie d’Edith Bruchez ont forgé la thérapeute qu’elle est aujourd’hui, bienveillante et cultivant la joie de vivre. Par le biais de la biorésonnance, de soins énergétiques ou d’hypnose qu’elle prodigue dans son cabinet au Châble, elle donne des pistes à l’esprit des gens en entrant en contact avec les défunts, dont elle relaie la parole. En connexion avec l’au-delà, elle accompagne ses patients sur leur chemin, aspirant à une plus grande sérénité.

« Les mains légères de la thérapeute remontent le corps, suivant les méandres des émotions de la patiente, comme transportée par les eaux mouvementées d’un fleuve se heurtant aux résistances solides de barrages bien ancrés. »

Le maître mot des lieux est le spirituel. Dans la petite pièce où « officie » Edith, l’on vient prendre soin de ses émotions, de son esprit, de son âme. Après avoir tiré une carte, la « journaliste-patiente » en prend connaissance avec quelques brèves explications avant de s’allonger sur la table de travail. Les paroles douces et berçantes d’Edith la plongent rapidement dans une atmosphère calme et tranquillisante, à la frontière d’une autre dimension, celle qui englobe le subconscient, les rêves, l’affect et l’âme…. Les mains légères de la thérapeute remontent le corps, suivant les méandres des émotions de la patiente, comme transportée par les eaux mouvementées d’un fleuve se heurtant aux résistances solides de barrages bien ancrés. Le voyage corporel n’est que la métaphore de celui émotionnel, transportant l’être de l’autre côté du miroir : dans cet espace infini que parvient à affleurer par la pensée Édith, les âmes des défunts délivrent leurs messages aux vivants. La thérapeute se fait messagère, lien rassurant entre deux mondes pas si distincts : le désir d’y accéder ouvre le domaine vaste des possibilités de connexion. Les phrases d’Edith sont dictées par le défunt présent ce jour-là. Edith le voit, l’écoute et le décrit. Ses attitudes, sa manière d’être. Puis transmet son message. Toujours allongée, la patiente transcende la réalité, se retrouvant transportée dans un univers mythologique scandinave, à l’image des héros de Rosinski : les petites âmes immaculées volètent en silence autour d’elle, tels des papillons fragiles dans l’air dense et quasi palpable de ténèbres qu’ils rendent lumineuses par leur présence. Leur aura puissante dans laquelle se dessine leur message renforce depuis l’au-delà le fil fragile de nos existences.

Le déclic à la mort de son frère

Née dans la maison d’une famille de cinq enfants à Prarreyer en 1966, Edith Bruchez a toujours ressenti le besoin d’aider autrui, alors qu’elle-même vit la première partie de son existence en décalage : « J’ai toujours été différente. J’en ai compris la raison à la mort de mon frère. » Lorsqu’il met fin à ses jours à 19 ans, en 1993, Edith est secouée également par un puissant déclic. Un mouvement qui se met en marche en elle : « Ma peine s’est transformée en conviction profonde que cet acte si difficile à accepter n’était pas inutile. J’ai partagé cette idée dictée par mon frère. Ce n’était pas moi qui parlais : c’était lui à travers moi. Mon entourage n’a pas toujours compris que je puisse trouver une forme de positif à cet événement traumatisant. » Ce dernier avait réveillé le moteur du don qu’Edith allait par la suite exploiter pour son bien-être et pour celui des autres. « Je l’ai mis petit à petit en pratique. Nous avons tous la capacité à voir et entendre, mais nous avons mis des filtres. Il faut décider d’ouvrir la porte. Plus tu expérimentes, plus elle s’ouvre… »

En connexion avec l’au-delà

« Je suis en connexion avec le monde des morts. Avec leurs âmes. Je décris leurs attitudes et je transmets leurs messages. En mourant, nous perdons notre corps physique, mais notre âme continue d’exister. »

Edith Bruchez, thérapeute

Même si elle garde les pieds bien sur terre, Edith s’évade souvent dans l’autre dimension : « Je suis en connexion avec le monde des morts. Avec leurs âmes. Lorsque tu meurs, tu perds ton corps physique, mais ton âme continue d’exister. » Grâce à la mise en pratique régulière de ce don, Edith parvient à présent à entrer en contact avec les défunts : « Je sens une ou plusieurs présences lors des séances. Je décris leurs attitudes et je transmets leurs messages. Cela ne dépend pas de moi, je ne suis qu’une messagère… » Si auparavant elle pleurait beaucoup, aujourd’hui elle parvient à rester dans sa bulle « afin de ne pas vivre les émotions de l’autre » : « J’ai appris à transmettre ce que je sais et me décharger, afin de ne pas prendre sur moi. En fin de séance, je vais d’ailleurs toujours me laver les mains. » Uen séance pour Édith, c’est « un partage dans la simplicité et la générosité. On y gagne dans la relation : « En apportant mon aide, je m’aide aussi. Ça travaille dans les deux sens. D’ailleurs je ne prends jamais le pouvoir, je ne donne jamais d’autre rendez-vous à la personne, c’est à elle d’avoir envie que les choses changent dans sa vie et de ne pas attendre de miracle. »

L’hypnose pour se débloquer

Dans son cabinet au Châble, Edith prépose des séances de biorésonnance, de soins énergétiques, de psio ( des lunettes de luminothérapie) et dernièrement d’hypnose dont les résultats sont selon elle très probants : « Cela permet d’aller très profondément dans la personne, dans un autre niveau de conscience. La personne met des mots sur ses émotions. On peut vraiment aller très loin, comme modifier la programmation : par exemple arrêter de fumer, vivre sereinement un deuil. Cela marche très bien sur les enfants, qui n’ont pas de filtres. » Au fil des ans, Edith s’est forgée des convictions qui l’aident dans tous les domaines de sa vie : « On peut prendre les choses comme des difficultés ou alors comme des expériences. Tout est bon à prendre, même les coups durs. » Pour elle, c’est clairement la manière d’appréhender les expériences qu’il s’agit de modifier : « C’est le travail d’une vie. Je retombe souvent dans mes travers. J’espère devenir plus sage ! » sourit Edith qui aspire à « voir passer une situation et ne pas réagir, ne pas perdre mon alignement. Je sais que si ma vie est telle qu’elle est, c’est par la force des choses. Si tout s’est mis en place ainsi, c’est parce que c’était juste. »

Romy Moret

Les 26 et 27 octobre 2019 prochains, Edith Bruchez met sur pied la 4e édition du Salon Synergie Santé à l’Espace St-Marc au Châble. Une cinquantaine d’exposants, douze conférences, onze ateliers et une table ronde sont prévues autour de la thématique « D’une naissance à l’autre ». Toutes les infos et le programme complet sur www.synergie-sante.ch

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