C’est la tournée de Christian Gavillet!

Lord of the Rings, Lord of the Flies et puis… Lord’s Sandwichs ! Ouvert à Martigny en septembre 1993 par Sa Majesté des sandwiches Christian Gavillet dit « Gaga » et son épouse Caroline, l’établissement au concept novateur a résisté à la « sandwich mania » ambiante et propose toujours une trentaine de ces casse-croûte devenus incontournables dans la cité du coude du Rhône.

Un Corail, un Tonus, un Tartuffe…. De jolies appellations pour de simples tranches de pain qui enserrent des ingrédients bien choisis. Simple, mais génial le concept qui séduit toujours après 26 ans. Croustillantes baguettes ou tendres ciabattas, les sandwiches du Lord ont ce petit côté seigneurial en bouche, tout comme le patron qui entretient plutôt bien sa personnalité théâtrale. Exigeant au job, mais décontracté dès qu’il franchit la limite carrelage-plancher qui signifie qu’il laisse son tablier pour l’apéro, « Gaga » déploie son énergie à la confection parfaite de ses sandwiches mais également lors des moments partagés entre amis autour d’un bon verre de fendant.

« Cela fait 40 ans que je suis dans le métier de cafetier-restaurateur ! » comprenez par là qu’on ne lui apprend plus grand chose à Christian Gavillet, «  ce cul de Vaudois », qui a démarré à l’époque à Verbier, au New Club. C’est aussi à cette période-là qu’il rencontre son épouse Caroline, venue de Milan, pour le mariage d’une amie avec un autre tenancier de bistrot, Etienne Subilia. « Elle allait toujours dans les foccaci, à Milan, dont un qui s’appelait Il Pannino Giusto, dont nous nous sommes inspirés pour ouvrir le Lord. En ce temnps-là, l’établissement propose un concept novateur : « Il n’y avait que les boulangeries et la Crêperie…peut-être le Kebab. » Aujourd’hui noyé parmi les enseignes qui proposent des sandwiches, le Lord a gardé sa notoriété et sa place dans le paysage de la restauration rapide martigneraine : « La carte n’a pas beaucoup changé depuis nos débuts, même si nous l’adaptons. Nous proposons une trentaine de sandwiches que nous aimons et qui plaît à une clientèle de 7 à 77 ans. »

« Quelle heure est-il? » rigole Gaga dont l’humeur géographiquement sensible ( limite plancher-carrelage dont nous vous parlions plus haut) fluctue également en fonction des aiguilles de la montre: « J’adore les copains, partager des moments avec les gens à l’apéro. Donc dès 11h, les gens deviennent plus sympathiques, avant ils sont plongés dans leur café et leur lecture, c’est normal. » Dans l’absolu, « Gaga » aime bien rigoler, même s’il rôner parfois au boulot : « J’apprécie le job bien fait, alors je suis exigeant et j’ai tendance à râler. » Ce que confirme Chimène, qui travaille depuis plus de 20 ans pour Christian: « il s’agit de se concentrer quand il est derrière le bar avec nous » sourit-elle en ajoutant qu’elle apprécie énormément ses qualités de bosseur très professionnel : « S’il parle certes beaucoup à l’apéro, il ne critique en revanche jamais et ne dévoile pas ce qui se passe au bar. » Ce qui se passe au Lord reste au Lord: vous pouvez donc engloutir un 3/4 Niagara, un ciabatta poulet, deux grandes frites sauce piquante et un demi-litre de fendant en toute discrétion.

Anecdote caméléonesque: « On me prend très souvent pour un Moret, nous sommes chauves et très souvent ensemble. »La proximité et le mimétisme induisent la confusion: « Un jour, un gars me dit salut Régis! Je réponds je ne suis pas Régis. Sur ce, gêné, il s’excuse: ho, pardonne-moi Serge ! » Autre anecdote qui coule de source: « Avant d’obtenir l’autorisation de servir de l’alcool, j’avais toujours une réserve de blanc ( que nous appelions entre nous la sauce à salade) pour mon voisin, qui venait boire l’apéro ici, à son deuxième bureau. Un jour, Bruno, accompagné de Bino et de Léonce s’adressent à la sommelière qui venait de commencer à travailler. Celle-ci désemparée m’appelle: Christian, j’ai des clients qui me demandent deux décis de sauce à salade comme d’habitude, c’est quoi ces salades?? »

Romy Moret

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